Dôjô |
Le mot dôjô est composé de deux caractères, "dô", la "voie", le "domaine", dont nous avons parlé dans Judo Magazine n° 182 et de "jô". La graphie de ce second caractère
symbolise les rayons du soleil frappant une surface ouverte et surélevée. Quant au terme dôjô,
il trouve son origine dans la tradition bouddhique. En effet, le bouddha
historique, Çakyamuni, aurait obtenu l'éveil sous un tilleul
et l'endroit où il s'assit pour entrer en méditation est
désigné par le mot "dôjô". Dans les
monastères, il s'agit donc du lieu d'étude, de prière
et d'ascèse. Puis le terme est sorti de son contexte religieux
premier pour désigner un endroit où l'on vit en groupe autour
d'un enseignement ou d'une pratique. "Faire en sorte que l’équipement
du dôjô soit sans faille. Comme il faut amener les élèves
à considérer le dôjô comme un lieu sacré,
il ne faut pas négliger les réparations et on doit le maintenir
propre de façon à ce qu’en y pénétrant
l’esprit soit naturellement sollicité. De plus, il arrive
qu’à cause de tatamis abîmés ou espacés
on s’accroche les orteils et que l’on se blesse. Ensuite,
il ne faut pas manquer à une attention continue qui consiste à
bien balayer la poussière des tatamis. Quand je réfléchis
à tous les dôjô dans lesquels je me suis rendu un peu
partout, ce sont là les défauts les plus fréquents.
Afin que la poussière ne s’accumule pas dans le dôjô,
une des façons consiste à bien le fermer hors des heures
d’entraînement afin que la poussière de l’extérieur
ne pénètre pas mais sans doute faut il aussi passer un chiffon
légèrement humide pour retirer toute poussière. Quoi
qu’il en soit, peu importe la façon que vous pouvez imaginer
pourvu que ce résultat soit atteint parfaitement." Yves Cadot, Judo Magazine 186,
juin. 2000. |